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Volets battants aluminium Ehret : l’avis d’un menuisier après quinze ans de pose

On pose des volets battants Ehret depuis 2011, à raison d’une cinquantaine de chantiers par an. Voici ce que ce recul nous a appris : le comparatif franc des matériaux, les inconvénients qu’on assume, et ce qui fait vraiment le prix d’un volet.

Par Menuiserie FoultotPublié le 1 septembre 2026Lecture 9 min
Volets battants aluminium Ehret posés par la Menuiserie Foultot sur une maison du secteur
Volets battants aluminium Ehret posés par nos équipes. Le cachet du battant, sans l’entretien du bois.

Tapez « volet battant aluminium » dans Google et vous tomberez sur des catalogues. Des configurateurs, des gammes de grandes surfaces de bricolage, des pages « direct usine ». Ce qui manque, c’est le retour de ceux qui posent ces volets toute l’année, et qui les revoient des années plus tard en revenant chez les mêmes clients pour d’autres chantiers. C’est l’article qu’on a voulu écrire.

Chez Foultot, le volet battant aluminium, c’est la marque Ehret, un choix qui remonte à 2011 et qu’on explique en détail sur notre page Pourquoi nous avons choisi Ehret. Ici, on prend la question par l’autre bout : celui de votre projet.

1. Pourquoi l’aluminium a gagné nos chantiers

Une bonne partie de nos poses de volets battants sont des remplacements. Des pavillons des années 1980-1990, équipés de battants en bois à l’époque, dont les propriétaires tiennent au cachet mais plus du tout à l’entretien.

Le bois, on le connaît bien, c’est notre métier d’origine. Et on sait ce qu’il fait avec les années : il finit souvent par vriller légèrement. Ce voile exerce une pression sur les gonds, la rotation force, le volet frotte. Ajoutez les campagnes de peinture à refaire régulièrement, et vous comprenez pourquoi tant de volets bois restent ouverts à demeure.

L’aluminium règle ces deux problèmes d’un coup : il ne bouge pas, donc le volet s’ouvre et se ferme aussi bien dans vingt ans qu’au premier jour, et il ne demande aucun entretien. Il est aussi nettement plus léger à manœuvrer, ce qui compte au quotidien, notamment pour les personnes âgées. Et côté style, les imitations bois actuelles sont bluffantes : le cachet reste, les contraintes partent.

2. Alu, PVC ou bois : le comparatif franc

Il n’y a pas de meilleur matériau dans l’absolu, il y a celui qui convient à votre maison, à votre usage et à votre budget. Voici comment on présente les choses en showroom.

CritèreBoisPVCAluminium
EntretienPeinture ou lasure à refaire régulièrementAucun, simple lavageAucun, simple lavage
Tenue dans le tempsPeut vriller et gonfler, gonds qui forcentCorrecte au début, mais se fragilise avec les UV et peut devenir cassantStable, ne se déforme pas
Poids et manœuvreLourd, surtout en pleinLégerLéger, manœuvre douce
CouleursToutes, mais à repeindreChoix restreint, teintes claires surtoutPlus de 4 000 coloris et décors chez Ehret, imitations bois comprises
Grandes dimensions et formes spécialesPossible, au prix du poidsLimitéLarge gamme, cintré, triangle, asymétrique
StyleL’authenticité du massifFonctionnelTraditionnel ou contemporain selon le remplissage
SécuritéVariable selon la ferrureStandardFerrage renforcé possible, serrures multipoints, anti-dégondage
Positionnement budgetMoyen à élevé selon l’essenceLe plus accessibleUn investissement, pensé pour durer

Notre lecture de poseur : le PVC est une réponse honnête pour un budget serré sur des vantaux de taille standard. Avec une limite qu’on constate sur le terrain : rigide à la base, il continue de se rigidifier avec les UV et la chaleur, jusqu’à devenir cassant en vieillissant. Une grêle violente, comme on en voit de plus en plus, peut fissurer voire faire éclater un volet PVC qui a de l’âge, là où l’aluminium se marque sans casser. Le bois garde sa place sur du bâti de caractère quand on accepte de l’entretenir. L’aluminium est celui qui vieillit le mieux avec le moins d’efforts, et le seul qui offre à la fois la couleur, les grandes dimensions et la tranquillité.

Et le bois, dans tout ça ?

On est bien placés pour en parler : Foultot est une menuiserie-ébénisterie, le bois est notre métier d’origine, et on en pose toujours. Mais la demande, aujourd’hui, va massivement à l’aluminium : les clients veulent du durable, et c’est aussi ce qu’on leur conseille. Le volet battant bois garde chez nous un territoire bien précis : les périmètres classés, où l’Architecte des Bâtiments de France impose parfois le matériau d’origine, et les restaurations où rien d’autre n’a sa place. Là, on le fait, et on le fait bien.

Quant au volet battant PVC, on ne le pose pas. C’est un choix assumé : la durabilité qu’on promet à nos clients s’accorde mal avec un matériau qui devient cassant en vieillissant. On préfère vous dire non sur un produit que de vous laisser le regretter dans quinze ans.

3. Les inconvénients, parce qu’il y en a

Un article d’avis qui ne liste que des qualités n’est pas un avis. Voici ce qu’on dit aussi à nos clients.

C’est plus cher qu’un PVC équivalent à l’achat. Le matériau et le thermolaquage se paient. Sur la durée, l’écart se relativise : pas de campagne de peinture, pas de remplacement anticipé, mais il faut pouvoir l’investir au départ.

Changer de couleur sur un coup de tête, c’est terminé. Le volet bois avait un charme qu’on oublie souvent : un week-end de peinture, et vous aviez l’impression de changer de façade, voire de maison. C’était la transformation la plus rapide et la plus économique qui soit. Restaient le décapage et les campagnes d’entretien à répétition. En aluminium, c’est l’inverse : la teinte se choisit une fois, pour très longtemps, et l’entretien disparaît. Raison de plus pour choisir sa couleur posément, échantillons en main, en showroom.

Un vantail sombre chauffe en plein soleil. Le métal conduit la chaleur : un volet anthracite exposé plein sud est chaud au toucher un après-midi d’été. Ça ne l’abîme pas, mais autant le savoir avant de choisir sa teinte.

Un choc direct marque la laque. Là où un volet bois se rattrape avec un peu de peinture, une laque marquée par un impact se reprend moins facilement. C’est précisément pour ça que la qualité du laquage d’origine est notre critère n°1, on y revient juste en dessous.

L’œil exercé voit la différence avec du bois massif. Pour la plupart des maisons, les décors bois actuels font parfaitement illusion. Sur du bâti classé ou en secteur protégé, la question se discute au cas par cas avec l’Architecte des Bâtiments de France, on en reparle plus bas.

4. Les questions à poser avant d’acheter, chez nous ou ailleurs

Quinze ans de poses, ça forge une grille de lecture. Elle vaut pour n’importe quelle marque : posez ces quatre questions et vous saurez vite à qui vous avez affaire.

Où est fait le thermolaquage ? Quand le volet est laqué à un endroit et ses accessoires ailleurs, il arrive qu’au montage les teintes ne correspondent pas, un défaut de bain, une nuance qui jure. Un laquage réalisé en interne chez le fabricant, certifié Qualicoat, garantit une couleur homogène sur l’ensemble. C’est le premier gage de sérieux.

De quoi sont faits les accessoires ? Espagnolettes, arrêts bergère, pentures : la plupart du temps, ces pièces sont en acier. Le jour où le laquage vient à s’écailler ou à sauter, l’acier se met à rouiller, et la rouille coule sur la façade. L’aluminium, lui, ne rouille pas : il forme une fine couche d’alumine qui le protège, sans coulure. C’est un détail invisible en showroom, et c’est lui qui fait la différence à dix ans. Vérifiez aussi que ces accessoires arrivent à la teinte du volet, pas en quincaillerie qui tranche. Et sur les grandes dimensions, un fabricant sérieux fait passer les pentures en inox, pour encaisser le poids du vantail dans la durée.

Comment se règle la pose ? Un précadre fabriqué sur mesure et réglé en usine, gonds compris, donne un aplomb parfait du premier coup, en neuf comme en rénovation, et c’est la bonne réponse sur une façade isolée par l’extérieur. Sans précadre, tout repose sur un calage des gonds un par un, sur place. Et en rénovation, la bonne question est parfois inverse : quand les gonds d’origine sont bien scellés dans la façade, à quoi bon les desceller pour en remettre d’autres ? Un bon fabricant sait fabriquer le volet pour reprendre les gonds existants, et proprement : le résultat doit être invisible, pas une penture rapportée sur l’ancienne. C’est une des choses qu’on apprécie le plus chez Ehret.

La gamme suit-elle votre projet ? Vantaux pleins, ajourés, mixtes ou à lames orientables, conception avec cadre, sans cadre ou en panneau, formes cintrées ou asymétriques : si le catalogue est court, c’est votre projet qui devra s’y plier. Le sur-mesure, c’est l’inverse.

C’est précisément sur ces quatre critères qu’on a retenu Ehret en 2011 : laquage maison, accessoires en aluminium assortis, précadre sur mesure, et une gamme de plus de 80 modèles. Le détail est sur notre fiche produit et sur Pourquoi nous avons choisi Ehret.

5. Le prix : les 8 facteurs qui le font varier

Vous ne trouverez pas de tarif ici, et c’est volontaire : un volet battant sur mesure se chiffre sur les cotes réelles de vos baies, au métrage. En revanche, voici exactement ce qui fait varier un devis, pour que vous puissiez comparer en connaissance de cause.

Les dimensions et le nombre de vantaux d’abord, c’est la base du sur-mesure. Le remplissage ensuite : plein, ajouré, mixte ou à lames orientables. La forme de la baie, un cintre ou un triangle demandant plus de façon. La couleur, avec cette particularité Ehret qu’une teinte unie ne coûte pas plus cher qu’une autre : la couleur redevient un choix du cœur, pas un choix de raison. On peut même jouer la bicoloration, un cadre d’une teinte et un remplissage d’une autre, toujours sans supplément. Sans oublier les décors bois, pour garder le cachet sans les contraintes. Les accessoires de style, du plus sobre au plus traditionnel. La motorisation, filaire, radio ou solaire. Le type de pose, neuf, rénovation ou façade sous isolation extérieure avec précadre. Et les options de confort et de sécurité : ferrage renforcé, insonorisation, moustiquaire enroulable.

Le devis est gratuit, et il est posé critère par critère : vous voyez ce que vous payez.

6. La motorisation, et notre conseil de pose

Le volet battant motorisé n’a plus rien d’exotique : un moteur discret logé sous le linteau, des bras qui manœuvrent les vantaux, jusqu’aux configurations à trois ou quatre vantaux. Avant de signer, deux points méritent votre attention : des bras fabriqués sur mesure, parce qu’un linteau profond mal anticipé positionne le moteur n’importe où, et le mode d’alimentation, filaire ou solaire quand on ne veut pas tirer de câble.

Exigez aussi les sécurités : une fonction antigel, pour que le moteur ne force pas sur un volet pris par le givre, un anémomètre qui met les vantaux à l’abri quand le vent se lève, et un pilotage qui s’intègre à la maison, télécommande, smartphone ou scénarios domotiques. Chez Ehret, tout cela s’appelle Voletronic io, développé avec Somfy et compatible avec la box TaHoma.

Notre conseil de pose

On peut tout accorder à la couleur des volets, mais on recommande souvent de mettre les bras à la couleur du volet et le coffre du moteur à la couleur de la maçonnerie. Le coffre se fond dans la façade et se fait oublier, l’ensemble reste élégant. Un petit réglage qui change beaucoup à l’œil.

7. Les cas qu’on rencontre le plus sur notre secteur

Le pavillon des années 1980-1990. À Dijon et son agglomération, à Chaumont comme autour de Langres, c’est le grand classique : des battants bois d’origine, fatigués, sur une maison qui paraîtrait nue sans eux. Le battant aluminium garde l’esthétique et supprime l’entretien, souvent en reprenant les gonds d’origine quand ils sont sains : la façade n’est pas retouchée.

La façade isolée par l’extérieur. L’isolation par l’extérieur complique la fixation des volets. Le précadre Ehret, avec ses hauteurs de recouvrement adaptées, reporte proprement les fixations : c’est un point qu’on valide au métrage.

Le centre historique. Autour de Langres notamment, les secteurs protégés imposent souvent leurs règles. Teintes traditionnelles, décors bois, ou persienne aluminium fidèle à l’esprit d’origine : il y a presque toujours une réponse qui passe, et on monte le dossier avec vous.

La rue étroite. Quand il n’y a pas la place d’ouvrir des vantaux contre le mur, on bascule vers le volet coulissant, qui glisse le long de la façade sans emprise.

Questions fréquentes

Quels sont les inconvénients des volets battants en aluminium ?

Un coût d’achat supérieur au PVC, un vantail sombre chaud au toucher en plein été, une laque qui se reprend moins facilement qu’une peinture en cas de choc direct, et un rendu que les puristes distingueront du bois massif, et une teinte qui ne se change pas sur un coup de tête, contrairement à un volet bois repeint. Rien de rédhibitoire, mais un bon conseil commence par là.

Volet battant alu ou PVC : que choisir ?

Le PVC pour un budget serré sur des vantaux standard et des teintes claires, en sachant qu’il se fragilise avec les UV en vieillissant. L’aluminium dès que la couleur, les dimensions, la longévité ou le style entrent en jeu. Sur la durée de vie totale, l’écart de prix se relativise fortement.

Peut-on poser des volets battants sur une façade isolée par l’extérieur ?

Oui, à condition de traiter la fixation sérieusement. Le précadre aluminium Ehret, fabriqué sur mesure et réglé en usine, est notre solution de référence sur les façades sous isolation extérieure. Le technicien-conseil valide la configuration sur place.

Un volet battant alu est-il plus léger à manœuvrer qu’un volet bois ?

Sans comparaison. Le bois plein pèse lourd ; l’aluminium, lui, se manœuvre du bout des doigts et ménage les gonds. Sur de grands vantaux ou pour des personnes âgées, ce confort s’apprécie chaque matin et chaque soir.

Les imitations bois en aluminium font-elles illusion ?

Les décors actuels, plus de quinze chez Ehret, sont bluffants à hauteur de façade. Le mieux est d’en juger sur échantillon : on les présente dans nos trois showrooms, à Perrigny-lès-Dijon, Chalindrey et Chaumont.

Pour aller plus loin : notre fiche produit du volet battant aluminium Ehret et pourquoi nous avons choisi Ehret.

Menuiserie Foultot
Spécialiste menuiserie premium en Bourgogne-Franche-Comté et Haute-Marne depuis 1992. 3 agences : Dijon, Chaumont, Chalindrey.